Astrosophie et Philosophie

« …quel est dans l’âme le principe du mouvement qui la fait agir. Il est parfaitement évident que Dieu est dans l’âme de l’homme, comme il est dans l’univers entier ; car l’élément qui est en nous est, on peut dire, la cause qui met toutes choses en mouvement. »

Éthique à Eudème, VIII, 2, 1248 a / ARISTOTE.

La lecture symbolique établit des ponts, relie (ou sépare) les deux rivages du visible et de l’invisible, de la matière et de l’énergie.  Si notre raison accepte que dès la naissance, nous ne sommes pas égaux, libres ou frères, alors un grand pas est fait ! En effet, notre patrimoine génétique, psychologique, affectif, financier… est très différent de notre voisin, acceptons (ou pas) que nos potentiels de vie soient eux aussi différents.

Entre non-déterminisme et déterminisme, il est possible d’établir des ponts susceptibles de nous orienter. La base zodiacale utilisée dans toutes les sociétés se perpétue et se retrouve à toute époque. Un hasard qui dure ? Ou peut être un symbolisme universel applicable à tous les sens de perceptions, dans le Temps et l’Espace, permettant d’être conscient que l’instant présent vécu est immuable, entre Ciel et Terre.                                                                                                                     Goethe souligne l’importance de tenir compte d’une « vision de l’Unité de tout ce qui existe dans la nature », tant visible qu’invisible. Pourquoi quelques noms célèbres de nos jours comme Kepler, Newton, Einstein, Jung… se sont-ils intéressés et ont-ils pratiqué l’Astrologie avec une vision philosophique ?

Juste un exemple avec le duodénaire du zodiaque, soit 12 constellations et 12 signes, que nous retrouvons avec les Apôtres, les tribus d’Israël, les titans ou les dieux de l’Olympe, les nidāna (causes) enseignés par Bouddha, les chevaliers de la Table Ronde, les méridiens principaux utilisés en acupuncture…

Ainsi des disciplines aussi diverses comme la Chromatothérapie, l’Herboristerie, la Musicothérapie, l’Astrosophie… peuvent-elles coexister si elles sont vécues comme complémentaires et distinctes à la fois.

  1. « L’astronomie ne contribue pas pour une petite part à la médecine, mais pour une très grande part. »

Airs, eaux, lieux / chap.2 – HIPPOCRATE.

  1. « L’année ne manque en aucune saison d’aucun des principes, chaud, froid, sec, humide ; nul, en effet, de ces principes ne subsisterait un seul instant sans la totalité des choses existant dans ce monde, et, si un seul venait à faire défaut, tous disparaîtraient ; car, en vertu d’une seule et même nécessité, tous sont maintenus et alimentés l’un par l’autre. De même dans l’homme, si manquait une des humeurs congénitales, la vie ne pourrait continuer. »

De la Nature de l’Homme / chap.7 – HIPPOCRATE. 

L’être humain est comme un jardin, tout comme notre santé est un terrain. Sans attentions et justes traitements, parfois des désordres se font jour. Le thérapeute doit alors aider à paysager ce terrain unique, qu’est le patient.